TEMOIGNAGE: La rédemption de certains criminels nazis

wilhelm_keitelA Nuremberg, un pasteur américain est allé visiter les criminels nazis condamnés à mort pour leur prêcher l’évangile. Comme le bandit sur la croix, certains vont accepter le salut en Jésus Christ, avant de faire le grand saut. lire la suite …

A fin 1945, un pasteur américain fut nommé aumônier auprès des grands criminels de guerre nazis, pendant leur procès de Nuremberg. Ses deux fils ayant été victimes de leurs méfaits, il se posa la question fondamentale : “Comment aborder ces hommes qui ont causé au monde de telles indicibles souffrances et sacrifié des millions de vie?” Il passa une nuit en prières, demandant à Dieu de lui donner un message pour eux. Il reçut la grâce, dit-il, d’aimer ces pécheurs au-delà de la haine du péché.

Les prisonniers étaient vingt-et-un. Six choisirent l’aide spirituelle d’un prêtre catholique, quinze celle d’un pasteur protestant. Streicher, Jold, Hess et Rosenberg n’avaient jamais assisté à un culte. Deux cellules de la prison furent transformées en chapelle. Un ancien lieutenant-colonnel SS devint organiste et communia en Christ.

Franck, Seyss-Inquart, Kaltenbrunner et von Papen assistaient au culte catholique. Keitel, von Ribbentropp, Raeder, von Neurath, Speer, Schacht, Frick, Funk, Fritsche, Von Schirach, Sauckel et Goering composaient l’assemblée du pasteur américain. Sept d’entre eux communiaient avoir chanté trois cantiques, entendu des passages de la Bible, un court message et une prière.

Le dégel de la grâce

Sauckel fut le premier a ouvrir son coeur à l’Evangile. Il était père de dix enfants et sa femme était chrétienne. Puis Fritsche, von Schirach et Speer prirent la Sainte Cène et, en pécheurs repentants, acceptèrent le pardon accordé par le Christ. Reader, chef suprême de la marine allemande, lisait la Bible avec ardeur et bientôt il communia. Keitel, chef suprême de l’armée allemande, remercia dans les larmes ceux qui leur apportaient le secours spirituel, à eux qui étaient des criminels. D’abord réticent, von Ribbentropp commença aussi à lire la Bible.

Puis tombèrent les sentences de mort par pendaison pour onze d’entre les prisonniers, alors que Hess, Funk et Reader écopèrent de la prison à vie, von Schirach et Speer vingt ans, von Neurath quinze ans et Dönitz dix ans, alors que Schacht, von Papen et Fritsche furent acquittés.

Désormais le pasteur passa la majeure partie du temps qui restait dans les cellules des condamnés, qui obtinrent la faveur de voir leurs femmes. Triste entrevue : von Ribbentropp demanda à son épouse d’élever leurs enfants dans la crainte du Seigneur. Sauckel fit jurer à la sienne d’élever leur nombreuse famille au pied de la croix de Jésus. Goering pleura lorsqu’il sut que sa petite fille Edda espérait rencontrer son papa au ciel.

Jour et nuit, le pasteur resta avec ceux qui avaient remis leur âme à Dieu. Il visitait certains cinq fois par jour. Von Ribbentropp lisait sa Bible toute la journée. Keitel était profondément remué par les passages parlant du pouvoir rédempteur du Sang du Christ. Sauckel souhaitait disparaître avant l’exécution et priait à haute voix continuellement “O Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur!” Ces trois-là prirent la communion pour la dernière fois en cellule et, sur le point de perdre leur vie indigne, se confièrent aux promesses du Tout-Puissant faites aux pécheurs perdus.

Un examen de conscience universel

La veille de l’exécution des sentences, Goering s’entretint longuement avec le pasteur américain. Il ridiculisa certaines vérités de la Bible, refusa d’accepter que le Christ soit mort pour les pécheurs et nia complètement la puissance du sang. “La mort est la mort” dit-il. Et, comme on lui rappelait les paroles d’espérance de sa petite fille, il répondit : “Elle croit à sa manière et moi à la mienne”. Une heure après, il s’était donné la mort dans sa cellule. Fin effrayante, qui bouleversa le pasteur.

Quand von Ribbentropp dut monter à la potence, il déclara qu’il plaçait toute sa confiance dans le sang de l’Agneau qui avait ôté la culpabilité du monde et il pria Dieu d’avoir pitié de son âme. En montant les treize marches du gibet, il fit une dernière prière.

Keitel entra aussi dans l’éternité en se fiant à la grâce de Dieu qui pardonne. Seickel marcha à la mort en adressant une dernière salutation à sa femme. Avant de mourir, Frick, lui aussi, assura qu’il croyait au sang purificateur et avait fait, grâce aux entretiens avec l’aumônier, une rencontre personnelle avec Jésus-Christ.

Au dernier groupe appartenait Rosenberg qui avait constamment refusé toute aide spirituelle. Lorsque le pasteur demanda s’il pouvait prier pour lui, il répondit en souriant: “Non, je vous remercie”. Il vécut et mourut sans Sauveur.

Puis ce fut le tour de Streicher. D’abord, il refusa de donner son nom; mais, au moment de l’exécution, il prononça le nom de sa femme et entra dans l’éternité en criant : “Heil, Hitler!” Fin épouvantable!

Et le pasteur conclut : “La repentante sincère que Dieu accorda dans la vie de ceux qui, à vue humaine, étaient dignes de la plus profonde disgrâce, peut sans doute apporter un rayon d’espoir à ceux dont les vies ont été corrompues par le péché”.

Que penser de ces pestiférés de l’humanité ? N’étaient-ils pas la pointe d’un iceberg immense qui avait sa base, pour les neuf dixièmes, bien ancrée dans les coeurs et les esprits pervertis de toute une époque et dans tous les pays. Les forces du mal se sont concentrées et focalisées à travers ces formes humaines qui en furent les instruments mécaniques. Le pasteur aumônier américain amena ces robots à la frange de la conscience divine. En les jugeant et en les condamnant, l’humanité en quelque sorte se jugeait elle-même et croyait exorciser des démons qu’on voit hélas réapparaître en tout temps et en tout lieu.

A.I

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Nuit et Brouillard est une chanson de Jean Ferrat sortie en décembre 1963 . Jean Ferrat en est l’auteur-compositeur-interprète.

Commémorant les victimes des camps de concentration nazis de la Seconde Guerre mondiale, Nuit et brouillard évoque également pour Jean Ferrat un drame personnel et douloureux, la disparition de son père, juif émigré de Russie, arrêté puis séquestré au camp de Drancy par les autorités allemandes, avant d’être déporté (le 30 septembre 1942) à Auschwitz[1], d’où il n’est pas revenu. Il voulait aussi rendre hommage aux victimes qui ont été déportées.

Le titre fait référence à la directive « Nuit et brouillard » signée en 1941 par Adolf Hitler, qui ordonne que les personnes représentant une menace pour le Troisième Reich ou la Wehrmacht dans les territoires occupés seront transférées en Allemagne et disparaîtront dans le secret absolu.

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrêts et de départs
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir

Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d’oublier, étonnés qu’à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter ?
L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’été
Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

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8 Réponses

  1. « Cette parole est certaine et digne d’être acceptée sans réserve : Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs. Je suis moi-même le premier d’entre eux » (1 Tim. 1: 13)

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  2. Je souligne dans cet article: « Que penser de ces pestiférés de l’humanité ? N’étaient-ils pas la pointe d’un iceberg immense qui avait sa base, pour les neuf dixièmes, bien ancrée dans les cœurs et les esprits pervertis de toute une époque et dans tous les pays. » Condition de l’homme déchu, en fait, « de toutes les époques – depuis Caîn – et de tous les pays » ! Mais aussi immensément bas que nous soyons tombés, l’Amour de Dieu est infiniment plus grand et il offre son pardon aux plus vils des pécheurs – dont je suis le premier – au prix incommensurable de son propre Fils !
    Ce témoignage rejoint celui de Corrie Ten Boom, dont on peut trouver une réflexion des plus pertinente par Frank Alexandre sur Top Chrétien:

    http://www.topchretien.com/topmessages/view/6023/la-ou-le-pardon-fit-la-difference.html

    Aimé par 1 personne

  3. Seigneur! nous prions pour Israël afin qu’ils reconnaissent Jésus comme Sauveur…difficile à regarder ça fait mal…

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  4. Il n’est jamais de trop, rappeler ces épisodes douloureux de notre histoire contemporaine. Ils nous permettent de nous remettre en mémoire combien:  » le cœur de l’homme est tortueux par dessus tout. Qui peut le connaître? » …
    En face , Dieu demeure toujours miséricordieux et compatissant. Son salut s’offre à qui se repent sincèrement de ses péchés. Saisissons le, puisque nous en avons encore l’opportunité!

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  5. Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux hommes, ainsi que les blasphèmes qu’ils auront proférés,
    mais celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il mérite une condamnation éternelle. Marc 3:28-29

    Priere:
    Viens Seigneur Jésus, afin de remettre de l’ordre dans les affaires du monde, pour faire cesser le malheur que certains humains impies, font subir à leur prochain ainsi qu’à notre belle planète; car le pardon c’est une merveilleuse preuve d’amour, mais cela n’enlève pas toujours les horribles cicatrices laissées par les meurtrissures physiques et morales infliges par des personnes malveillantes a des êtres humains.
    Seigneur, s’il Te plait, fait barrage aux esprits destructeurs, qu’ils soient spirituel ou humains; amen.
    Maranatha .

    Merci Lydie pour ce partage à la foi triste et émouvant . QDTB.

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  6. Ce témoignage est a la fois triste et émouvant , mais la compassion et la miséricorde du Tout-Puissant et toujours là pour les pécheurs quel qu’ils soient ou quoi qu’ils fassent s’ils se repentent sincèrement , et qu’ils acceptent Christ dans leur vie , Dieu est assez bon pour leur pardonner, car Il ne veut qu’aucun ne se perdent!!!
    Merci pour ce témoignage ma sœur , mon amie .

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  7. Merci Lydie pour ce récit de tout ses hommes qui ont entendu et refuser d’aller à la croix triste sort . mais heureux ceux qui ont accepter le pardon avec un cœur repentant reconnaissant que par eux même il ne pouvait rien faire face à la mort évidente, merci Seigneur de ce que tu es un Dieu compatissant et lent à la colère pour ceux qui viennent vers toi avec un cœur repentant , Merci également pour ce chant de Jean Ferrat.
    Sois bénie ma sœur.
    amitié Pierrette

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  8. Dire que cette barbarie continue : seule différence elle change de pays.
    Aussi je rejoins mon frère Jean-Michel qui parle d’un iceberg et dont on ne connait pas la profondeur cachée qui sera certainement lourde de conséquence par des guerres sans fin gorgées d’atrocités. Merci pour cette comparaison cher frère.
    Je tourne les yeux vers toi Seigneur mon Dieu, mon abri, c’est toi : garde-moi en vie, oui garde-nous en vie. Aide-nous à être encore plus vigilants, et ne pas rester les bras croisés devant les massacres qui se perpétues sur bien des pays.

    Merci Seigneur de nous entendre, merci aussi pour tout ce que tu nous apporte chaque jours. Tous mes pas te sont soumis, car tu es mon Père. Amen.
    Oui ma chère Lydie, ils étaient vingt et cent et plus encore ! Merci de partager ce beau poème tellement vrai de Jean Ferrat.

    Que Dieu te bénisse pleinement petite sœur. Bien affectueusement à toi mon amie.
    Norma.

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Merci. Que Dieu vous bénisse.

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